L’homéopathie utilise des dilutions ou dynamisations,
qu’est-ce ?
La méthode homéopathique est fondée sur la dilution
de substances actives. Celles-ci sont extrêmement diluées.
En homéopathie on parle de dilutions Hahnemaniennes (CH, Centésimale
Hahnemann) ou Korsakoviennes (K de Korsakoff). L’homéopathe
ne parle pas de dilutions, mais de dynamisations. Certes on dilue, mais
dans l’action la façon de mélanger est importante.
On dynamise par cent succussions.
Pour obtenir
une dilution centésimale on va diluer une goutte
avec nonante-neuf gouttes d’un solvant. On a donc dilué la
solution cent fois et on appelle cette dilution la première centésimale
ou 1CH. Une goutte de cette solution est à nouveau diluée
cent fois. On a obtenu ainsi la deuxième centésimale ou
la 2CH. Et ainsi on continue pour obtenir la 3CH, 4CH etc.
Pour ne
pas devoir garder des milliers de flacons les homéopathes
se sont mis d’accord sur quelles dilutions sont intéressantes.
Ainsi les dilutions Hahnemanniennes classiques sont les 4CH, 5CH, 6CH,
7CH, 8CH, 9CH, 12CH, 15CH et 30CH.
Korsakoff
au lieu de prendre une goutte et de la diluer avec nonante-neuf gouttes
d’un solvant, va obtenir sa dilution en utilisant un récipient
d’une forme et d’une taille bien spécifique. Au lieu
de prendre une goutte, il va vider le récipient. A la paroi du
récipient adhère encore un rien de la solution. Il va maintenant
ajouter son solvant avec un volume égal à cent fois le
volume adhéré à la paroi. Il obtient donc également
une dilution centésimale, égale à celle de Hahnemann.
Avantage : il peut, pour une substance toujours travailler dans
le même flacon. Les dilutions Korsakoviennes classiques sont 6K,
12K, 30K, 200K, MK ou 1000K, XMK ou 10000K, LMK ou 50000K et CMK ou 100000K.
Si Korsakoff peut dans un flacon préparer une dilution de, par
exemple 1000K, Hahnemann aurait du utiliser pour obtenir le même
résultat mille flacons.
Un homéopathe peut naturellement prescrire d’autres dilutions
que ces dilutions classiques. On appelle cela les dilutions intermédiaires.
Puisque le laboratoire ne garde pas ces dilutions, il devra préparer
cette dilution spécialement, elle sera donc un rien plus onéreuse.
Il
existe encore d’autres types de dilutions.
Au lieu
de diluer en étapes de 100, on va diluer en étapes
de 10. On obtient les décimales, qu’on indique par la lettre ‘D’ ou ‘X’.
On a donc une série D1, D2, D3, D4 etc.
Les cinquante
millésimales sont des dilutions en étapes
de 50.000. On indique ces dilutions par ‘zéro barre’ °/
ou o/.
Toutes
ces dilutions ou dynamisations vont être imprégnées
sur une substance neutre. La forme d’administration la plus courante
est le granule, petite boule de lactose et de saccharose qu’on
imprègne avec la substance active. Plus petite encore, la globule,
peut être administrée en tant que dose ou en gélules.
tant que dose ou en gélules. |